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Mieux vaut prévenir que guérir… Le proverbe s’applique aussi dans l’entreprise : pour le bien-être de tous, d’abord, et parce que ça coûte moins cher ! Les preuves chiffrées.

Devant la hausse des arrêts maladie, des cas de burn-out et autres troubles musculo-squelettiques, les entreprises mettent en place des actions pour améliorer la santé de leurs employés. Comment se portent les salariés français ? Quels impacts une mauvaise hygiène de vie et l’absentéisme ont sur la productivité ? État des lieux en 25 chiffres.

 

Top 5 des attentes santé des salariés

61% des salariés aimeraient bénéficier, dans leur entreprise, de services pour faire de l’exercice.
53% voudraient améliorer leur sommeil.
51% des fumeurs apprécieraient des services liés à la suppression ou la diminution du tabagisme.
46% des salariés aimeraient être mieux dépistés sur les maladies graves ou les facteurs de risque comme le diabète, l’hypertension ou le cholestérol.
33% ne seraient pas contre une aide psychologique en cas de coup dur, de difficultés personnelles ou professionnelles. (Malakoff-Médéric, 2017)

 

7 salariés sur 10 déclarent avoir un travail nerveusement fatigant

92% des cadres doivent se concentrer sur de longues périodes, 75% sont amenés à décider très vite.
47% des cadres ont du mal à gérer leurs priorités et 79% d’entre eux sont constamment interrompus dans leur travail, ce qui accroît leur sensation de fatigue nerveuse. (Malakoff-Médéric, 2016)

 

86% des dirigeants de TPE/PME se trouvent en bonne santé

83% veillent à leur équilibre alimentaire, 70% pratiquent une activité physique légère, et 41% font du sport au moins une fois par semaine. Mais 24% d’entre eux fument, 16% consomment régulièrement de l’alcool, 59% jugent que leur travail est stressant et 35% se trouvent isolés dans le cadre de leur fonction. 17%d’entre eux travaillent plus de soixante heures par semaine, 32%dorment moins de six heures par nuit et 19% ont des troubles réguliers du sommeil. (Amarok/Malakoff-Médéric, 2017)

 

Stress, anxiété, burn-out… combien de Français touchés ?

51 % des français se disent peu ou pas stressés au travail. Ouf ! (Cabinet Stimulus, 2017). Mais 52% des salariés se disent anxieux au travail, 29% présentent un niveau dépressif élevé et 6% sont probablement en dépression. (Cabinet Stimulus, 2017)

24% des salariés Français sont en situation d’hyperstress, considérée comme dangereuse pour leur santé. Cet état concerne davantage les femmes (28%) que les hommes (20%). C’est dans le secteur de la santé (42% des actifs), du spectacle (31%) et des services (29%) que les salariés se disent le plus hyperstressés. (Cabinet Stimulus, 2017)

18% des salariés affirment avoir été victimes d’un burn-out (syndrome d’épuisement professionnel). 22% en ont été témoins dans leur entreprise et 44% n’y ont jamais été confrontés directement. (Viavoice/Harmonie Mutuelle, 2017). 12% dirigeants d’entreprise et 21% des indépendants sont passés par la case burn-out. 10% des dirigeants en ont été témoins dans leur entreprise et 69% n’y ont jamais été confrontés (Viavoice/Harmonie Mutuelle, 2017)

 

Les conséquences économiques d’une mauvaise santé

2,6% du produit intérieur brut, soit 5,75% de la masse salariale : c’est l’enjeu financier de la santé au travail, selon le cabinet Mozart Consulting, associé au groupe Apicil.

90% des dirigeants et des salariés sont d’accord pour affirmer que la santé contribue à la performance de l’entreprise. (Malakoff-Médéric, 2017) 85% des dirigeants affirment que leur entreprise a mis en place des actions de prévention santé. Mais ils ne sont que 35% des salariés à penser la même chose ! (Viavoice/Harmonie Mutuelle, 2017)

– 20% C’est la baisse de productivité que peut générer un mauvais régime alimentaire. L’impact de l’obésité représente 2,6% du PIB français, soit 56 milliards d’euros. (Programme national nutrition santé, 2016)

100 à 500 euros par salarié et par an : c’est le coût direct estimé des troubles musculo-squelettiques en entreprise. Les coûts indirects sont deux à sept fois supérieurs. (Anact, 2002).

87% des maladies professionnelles sont liées aux troubles musculo-squelettiques (TMS). Les plus courants sont le syndrome du canal carpien, qui provoque des douleurs dans le poignet (34%des affections), les tendinites de l’épaule (29%) et du coude (20%), ainsi que les lombalgies (dos). Leur apparition est liée à des gestes répétitifs, des postures immobiles prolongées ou le maniement de charges lourdes. 50% des TMS reconnus par la sécurité sociale laissent des séquelles. (Dares, 2016)

56 000 cas de maladies professionnelles avec au moins un jour d’arrêt de travail ont été reconnus en 2012. (Dares, 2016)

– 16% C’est la diminution du nombre de femmes pratiquant une activité physique régulière. En 2015, 22% des femmes, contre 17%des hommes, cumulent sédentarité au travail et niveau d’activité physique bas, deux facteurs de risque élevés. 53% des femmes atteignent les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique, contre 70% des hommes. (INPES, 2017)

 

Top 5 des longs congés pour maladie

29% des congés maladies supérieurs à six mois sont liés à des pathologies ostéomusculaires.
25% ont pour cause une souffrance psychologique ou un trouble mental.
14% sont liés au développement d’un cancer (dû à l’amiante en particulier).
9% sont dus à un traumatisme lié à un accident sur le lieu de travail.
8% à une pathologie circulatoire, potentiellement causée par la sédentarité. (Caisse nationale de l’Assurance maladie, chiffres 2012)

 

André Mora